Redécouverte d’une population de salamandres

La lagune de Québriac est située juste à côté d’un bois. Un ruisseau entouré de saules s’écoule non loin et de temps en temps, inonde la prairie marécageuse. Plus loin, se trouvent les douves du château et un bosquet. C’est dans la prairie que j’ai eu ma première rencontre avec une larve de salamandre (en 2012 si ma mémoire est bonne). Je me doutais qu’il y en avait dans la zone (le milieu correspond bien aux besoins de l’espèce). Un voisin de cet espace me racontait qu’il y avait souvent, quelques années auparavant des salamandres qui venaient hiverner dans son jardin. L’hiver qui suit, je me suis empressé de soulever, branches, pots de fleurs et dalles dans son jardin pour essayer de voir cet animal qui me fascine tant. Surprise ! Aucune salamandre, mais des amphibiens que je n’avais jamais observés : le triton marbré, le triton alpestre et le triton palmé. Après quelques lectures, je constatais que ma conduite envers ces animaux en hivernation n’était pas la plus respectable. En effet, c’est à la saison de migration entre le site de reproduction et d’hivernation (de jour ou en fin de journée), que l’observateur est le moins dérangeant pour l’animal. Le mieux étant le sauvetage routier nocturne qui permet d’observer les amphibiens de très prêt en les aidant à traverser la route.

Entre 2012 et 2018, je n’ai fait aucune observation de tritons ou de salamandre dans ce secteur (y allant plusieurs fois par an).

C’est en février 2018 que j’y suis retourné de nuit (les chances de voir des amphibiens sont plus grandes la nuit). La lagune étant entourée de ronces, il est impossible d’y accéder. J’ai alors traversé le bois, puis la prairie, je suis arrivé aux douves du château. Des tritons marbrés y nageaient, tandis que je me retrouvais entre 2 sangliers (tous deux hurlants la mort, à glacer le sang). Ne cherchant pas à plus les déranger, je m’aventure dans le bosquet pour faire le grand tour et rejoindre la route. C’est alors qu’une petite merveille croise mon chemin, une authentique salamandre tachetée québriacoise (adulte) ! Malheureusement, je n’avais pas pris l’appareil photo…

Début octobre, enfin de la pluie ! Les amphibiens commencent à sortir de leurs cachettes. 17h sous l’eau, je décide de me rendre dans le bois de la lagune. Appareil photo à la main (avec mon nouvel objectif macro et la housse protection pluie). J’ai pris soin d’ajouter un diffuseur et un filtre jaune au flash pour que la lumière soit moins agressive pour les amphibiens. C’est au moins 8 salamandres que j’observe de jour en moins d’une heure. Un peu triste de ne pas partager cette petite « redécouverte » de cette population de salamandre avec Romain qui est parti au pays des crapauds verts.

Salamandre tachetée – adulte

Salamandre tachetée – adulte

Salamandre tachetée – adulte

Salamandre tachetée – adulte

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Un Commentaire

  1. Quel article !! Bravo, très bien écrit, ton cheminement sur l’éthique m’a fait bien sourire, et on peut le dire, tu as gravi les échelons les uns après les autres en herpétologie. Ces observations sont le fruit de ta passion pour les Amphibiens, de ton amour pour ta terre natale, et observer des Salamandres québriacoises était amplement mérité …
    La 1ère photo est juste M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E. Un peu triste aussi de ne pas avoir partagé cette redécouverte avec toi, mais à charge de revanche…! L’an prochain mon ami 😉

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