Dans le parc national des Cévennes (2018)

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Le parc national des Cévennes est un site classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité en tant que « paysages culturels de l’agropastoralisme méditerranéen ». Il se prête particulièrement à l’observation de la nature. Le parc possède plusieurs caractéristiques qui lui sont propres. En effet, il est le seul parc national français situé en basse montagne (1 200 mètres) et à être habité et exploité par ses habitants (agriculture). Le paysage a été façonné par les bergers et leurs moutons. Le parc regroupe des paysages magnifiques et typiques de la région. Forêts de conifères et de feuillus, prairies sèches et humides, coteaux rocheux, falaises, lacs, ruisseaux et rivières constituent la diversité des biotopes du parc. C’est ici que les vautours prennent leur envol, à la recherche de carcasses de moutons par exemple. Les espèces de papillons sont nombreuses ici, leurs couleurs sont souvent éclatantes. Des lézards se dorent au soleil sur les rochers et depuis peu, les cigales chantent sur le causse.

4 mois dans les paysages cévenols

Je suis parti pour 4 mois (travaillant au Camping la Cascade), à la recherche des animaux exceptionnels qui se cachent dans le parc national des Cévennes. Equipé de mon nouveau boîtier, j’ai sillonné la région pour dénicher des espèces que je n’avais jamais vu et que je rêvai de voir. J’ai commencé des billebaudes dans les endroits que je connaissais et que j’avais déjà explorés quelques années auparavant : le balcon du vertige, le lac des Pises, Galy, Jontanels, les puechs des Bondons…

Après quelques semaines, je décide de chercher des zones propices à l’observation d’odonates et de lépidoptères. Tout en espérant croiser quelques reptiles et oiseaux. C’est à Lanuéjols que je me suis rendu en premier. J’y ai trouvé une magnifique prairie sèche avec une multitude d’espèces d’insectes.

Je me suis rendu à l’étang de Barrandon par la suite. L’étang de Barrandon est une vaste étendue d’eau entourée par des tourbières, des landes et des prairies, elles-mêmes entourées par une forêt de pins. Ce petit bout de Lozère me rappelle la Bretagne. On peut y observer la vipère péliade et le lézard vivipare. Cet étang regorge de vie, malgré l’activité humaine journalière.

Le balcon du vertige au mois de mai

Le balcon du vertige est endroit spectaculaire ! C’est ici que les vautours s’envolent sous nos pieds. Il se trouve juste à la limite du parc national des Cévennes. La proximité avec ces oiseaux est donc incroyable. C’est l’endroit parfait pour les prendre en photo et les observer. Il n’y a pas que des vautours ici. Mais aussi des lézards, des lépidoptères et d’autres oiseaux (le monticole bleu par exemple).

Fin mai, en face du camping la Cascade

C’est en face du Camping la Cascade que se dresse des falaises calcaires datant du Jurassique. Sur le chemin, nous pouvons observer une multitude de papillons. Au-dessus de nos têtes volent des insectes aux ailes jaune et noir. C’est quand il se pose sur une herbacée, qu’il est possible de les photographier. Cet insecte est l’ascalaphe soufré. Une curiosité de la nature française que j’avais déjà quelques années auparavant dans le Lot. Quelle joie de les voir si prêt de mon lieu de travail saisonnier. En continuant sur le chemin pierreux, quelques lézards verts fuient dans les buis et avec un peu de chance, un gypaète pourrait voler au-dessus de votre tête.

Ascalaphe soufré

Le chaos de Nîmes le Vieux au mois de mai

Excursion avec du soleil, au chaos de Nîmes le Vieux et à Jontanels. Nous avons vu de nombreuses émergences et quelques reptiles.

Jontanels et Chaos de Nîmes le Vieux, le 2 juin

Une journée bien remplie ! Et pourtant je n’ai pas beaucoup marché, peut-être 5 kilomètres. Je suis d’abord allé à Galy, au Chaos de Nîmes le Vieux pour observer et photographier les odonates de la mare. Les libellules étaient en grand nombre par rapport aux agrions. J’ai eu la chance d’observer une émergence d’anax empereur.

Libellule déprimée – mâle

C’est à Jontanels que je me suis ensuite rendu. Ici l’herbe est envahie de tiques, j’étais obligé de m’arrêter tous les 10 mètres pour les retirer de mes chaussettes (qui montaient jusqu’aux genoux). Malgré cette contrainte, je suis parti à la recherche de lépidoptères sur les bords du chemin. Leur diversité est impressionnante à Jontanels.

Grand collier argenté

Papillons, papillons et papillons !

Jontanels est un petit village exceptionnel pour l’observation des insectes, et en particulier pour les lépidoptères. Des dizaines de gazés volent de fleurs en fleurs le long des chemins. Avec un peu de chance il est possible de voir des semi-Apollons se chauffer au soleil le matin. J’ai eu l’occasion de voir des comportements intéressants et de les photographier. Par exemple la tentative d’accouplement d’un gazé sur une femelle semi-Apollon, mais aussi l’accouplement de deux gazés, peu après que la femelle soit sortie de sa chrysalide…

Gazé

Au lac des Pises, le 26 juin

Je ne me suis rendu seulement deux fois au lac des Pises cet été. C’est pourtant un écosystème riche en biodiversité. Il n’y a pas mieux dans les Cévennes pour observer les libellules à quatre tâches, les cordulégastre et autres odonates. Le principal problème pour les photographes est la présence de vent, assez fort parfois. La présence de nombreux randonneurs (pour un cévenol) peut également déranger. Le lac est entouré de prairies sèches et humides, ainsi que d’une forêt.

Le balcon du vertige au mois de juin et de juillet

Au balcon du vertige, il y a toujours une proximité incroyable avec les vautours. Cette année, à chaque fois que j’y étais, j’avais la chance d’observer les vautours fauves, mais aussi un ou deux vautours moines et surtout le vautour percnoptère.

Vautour fauve

Quelques photos prises aux bondons

Entre les bondons, dans les valats, quelques animaux discrets s’épanouissent…

L’étang de Barrandon du mois de juin au mois d’août

L’étang de Barrandon est une vaste étendue d’eau entourée par des tourbières, des landes et des prairies, elles-mêmes entourées par une forêt de pins. Ce petit bout de Lozère me rappelle la Bretagne. On peut y observer la vipère péliade et le lézard vivipare. Cet étang regorge de vie, malgré l’activité humaine journalière.

Lanuéjols au mois de juin et de juillet

La diversité d’espèces présentes à Lanuéjols est toujours impressionnante pour un naturaliste. En effet, dans ce petit bout de prairie semi-humide, vivent de nombreuses espèces de lépidoptères, quelques lézards, lapins, coléoptères et ascalaphes.

Ascalaphe ambré

Au chaos de Nîmes le vieux, le 8 juillet

Fin de journée au chaos de Nîmes le vieux. Un peu de vent complique la prise de photos. Avec de la patiente on arrive à quelques résultats sympas. J’ai principalement observé des lépidoptères lors de cette balade, dont beaucoup de zygènes (parfois 6 sur la même inflorescence).

Salvinsac du mois de juin au mois d’août

Salvinsac regroupe une belle diversité de milieux et donc d’espèces. Falaise, collines enherbées, coteaux rocheux, forêt, et prairies humides, sont des refuges pour la faune cévenole.

Sylvain azuré
Machaon – chenille

Dernières excursions au balcon du vertige

Les vautours pour finir en beauté !

Vautour fauve

La galerie

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2 Commentaires

  1. Magnifique, cadrage, angle d attaque, couleurs bravo

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