Passion amphibiens bretons (2018)

Cet article retrace les excursions réalisés au cours de l’année 2018. On y observe une nette progression de la qualité des photos et des observations d’amphibiens !

Je trouve important de préciser mes « méthodes » et qu’aucune espèce protégée n’a été manipulée (sauf en cas de sauvetage routier). Dans un soucis de respect de l’animal principalement (je n’ai pas les autorisations nécessaires, mais je n’en ai pas l’utilité). En effet, je m’interdit cette pratique et je préfère mille fois les photos prises « sur le vif », de l’animal dans son milieu (avec ses libertés de comportements et de déplacements). C’est pourquoi, dans la majorité des cas, je ne prends que quelques photos par individu. Pour limiter le dérangement. À partir d’octobre, le protocole est le suivant :

  • 4 photos maximum par individu (ça ne veut pas dire que l’on est obligé d’en prendre 4)
  • Prendre en photos uniquement les individus photogéniques (faire la fine bouche)
  • Dès que l’animal est en déplacement arrêter les photos
  • Éclairer en un minimum de temps l’animal

À Québriac (19/01)

Excursion nocturne à Québriac. Je suis allé dans les landes de Tanouarn. J’ai croisé un bon paquet d’amphibiens : tritons palmés, larves de salamandres et tritons marbrés.

À Paimpont (21/01)

Une excursion dans un endroit que je ne connaissais pas. La forêt est très belle et composée de feuillus. On y trouve un grand étang, des mares forestières et des ruisseaux.

En tout, 13 salamandres tachetées terrestres, un grand nombre de larves de salamandres, une vingtaine de tritons palmés, une trentaine de crapauds, et une petite dizaine de tritons alpestres. 6h de prospection nocturne

Crapaud (Bufo sp.)
Salamandre tachetée

Rendu à la grosse mare, j’ai pu observé une salamandre tachetée nager ! Elle devait être là pour expulser ses larves.

Triton alpestre – mâle

Sur le chemin du retour ce sont d’autres salamandres qui étaient présentes.

Arrivé à la voiture, le plus frappant était de constater le nombre de victimes de la route !

Paimpont (24/01)

Une deuxième sortie à Paimpont. Avec des observations impressionantes : ce sont bien : 98 salamandres en phase terrestre, plus de 130 crapaud, 12 tritons alpestres, 10 tritons palmés et 2 grenouilles agiles observés, en 8h de prospection nocturne.

Triton alpestre – mâle

Zoom sur la salamandre tachetée

Grenouille agile et troglodyte mignon (15/03)

Excursion nocturne à la Balusais et au Sud-Ouest de Rennes. La soirée a commencée avec une riche abondance de grenouille agile à la Balusais. J’ai observé du triton marbré et du triton palmé. À ma grande surprise, j’ai surpris un troglodyte mignon en train de dormir ! J’ai donc activé le mode silencieux de mon appareil pour ne pas le déranger. La pluie n’était pas au rendez-vous.

Grenouille agile
Grenouille agile

Rainettes vertes à Saint Jacques de la Lande

Pendant quelques soirées, je suis sorti à la recherche de rainettes vertes. En ce début de printemps, on entendait les mâles chanter avec énergie. C’est arrivé sur le marécage, que l’on se rend contre de la puissance sonore de ces petites grenouilles. Malgré le brouhaha, il est très difficile de voir les rainettes vertes. Et après 2h, le vacarme devient assourdissant.

Vert’es et grises (elles changent de couleur en fonction de leur humeur), les mâles défendent leur territoire. Celui-ci est composé d’un jonc entouré d’eau. Les rainettes étaient accompagnées par quelques grenouilles et des tritons crêtés.

Rainette verte

Redécouverte d’une population de salamandres

La lagune de Québriac est située juste à côté d’un bois. Un ruisseau entouré de saules s’écoule non loin et de temps en temps, inonde la prairie marécageuse. Plus loin, se trouvent les douves du château et un bosquet. C’est dans la prairie que j’ai eu ma première rencontre avec une larve de salamandre (en 2012 si ma mémoire est bonne). Je me doutais qu’il y en avait dans la zone (le milieu correspond bien aux besoins de l’espèce). Un voisin de cet espace me racontait qu’il y avait souvent, quelques années auparavant des salamandres qui venaient hiverner dans son jardin.

L’hiver qui suit, je me suis empressé de soulever, branches, pots de fleurs et dalles dans son jardin pour essayer de voir cet animal qui me fascine tant. Surprise ! Aucune salamandre, mais des amphibiens que je n’avais jamais observés : le triton marbré, le triton alpestre et le triton palmé. Après quelques lectures, je constatais que ma conduite envers ces animaux en hivernation n’était pas la plus respectable. En effet, c’est à la saison de migration entre le site de reproduction et d’hivernation (de jour ou en fin de journée), que l’observateur est le moins dérangeant pour l’animal. Le mieux étant le sauvetage routier nocturne qui permet d’observer les amphibiens de très prêt en les aidant à traverser la route.

Entre 2012 et 2017, je n’ai fait aucune observation de tritons ou de salamandre dans ce secteur (y allant plusieurs fois par an).

En 2018

C’est en février 2018 que j’y suis retourné de nuit (les chances de voir des amphibiens sont plus grandes la nuit). La lagune étant entourée de ronces, il est impossible d’y accéder. J’ai alors traversé le bois, puis la prairie, je suis arrivé aux douves du château. Des tritons marbrés y nageaient, tandis que je me retrouvais entre 2 sangliers (tous deux hurlants la mort, à glacer le sang). Ne cherchant pas à plus les déranger, je m’aventure dans le bosquet pour faire le grand tour et rejoindre la route. C’est alors qu’une petite merveille croise mon chemin, une authentique salamandre tachetée québriacoise (adulte) ! Malheureusement, je n’avais pas pris l’appareil photo…

Début octobre, enfin de la pluie ! Les amphibiens commencent à sortir de leurs cachettes. 17h sous l’eau, je décide de me rendre dans le bois de la lagune. Appareil photo à la main (avec mon nouvel objectif macro et la housse protection pluie). J’ai pris soin d’ajouter un diffuseur et un filtre jaune au flash pour que la lumière soit moins agressive pour les amphibiens. C’est au moins 8 salamandres que j’observe de jour en moins d’une heure.

Une semaine après cette découverte, je décide d’y retourner. Toujours avec le même succès ! J’y ai même fait la rencontre d’une femelle triton marbré en phase terrestre. Elle était en migration vers ses quartiers d’hiver.

Une salamandre a retenu mon attention en regardant les photos, elle a le visage déformé au niveau du museau. Comme s’il était plus court que la moyenne et séparé par une crevasse. Une illusion d’optique ? Mystère…

Dans la forêt de Saint-Aubin-du-Cormier

C’est dans la forêt de Saint-Aubin-du-Cormier que je soupçonnais la présence d’une population de salamandres tachetées. En effet, le milieu est parfait pour ces animaux. Une forêt de feuillus (hêtraie), avec quelques conifères à certains endroits et des ruisseaux forestiers. Je m’y suis rendu en fin de journée, profitant des premières pluies d’octobre. Les salamandres étaient au rendez-vous ! 42 individus la première soirée et 53 la deuxième.

Je me suis imposé un protocole photographique pour les perturber le moins possible. Cette fois, je me suis limité à 3 photos par individu (j’en prenais 2 en général). De plus, une salamandre en mouvement n’était pas photographiée.

Salamandre tachetée

En plus des salamandres, j’ai pu observer un crapaud, escaladant 2 troncs d’arbre à la verticale. Cet anoure était à une hauteur de 80 cm ! Plutôt impressionnant pour un crapaud.

Crapaud (Bufo sp.)

Quelques jours plus tard, ce n’était pas un crapaud qui grimpait dans un arbre, mais bien une salamandre, à 60 cm de hauteur ! Elle triple le recors d’escalade (détenu précédemment pas celle de Painpomt).

Salamandre tachetée

Une grenouille agile et un tritons marbré juvéniles ont également croisés mon chemin.

Vous pouvez consulter l’article de 2019 en cliquant sur ce lien

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2 Commentaires

  1. Belle photographie Merci du partage

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