Quelque part en Ille-et-Vilaine


L’Ille-et-Vilaine regorge d’espaces naturels riches en biodiversité. À travers cet article, j’aimerais vous donner un aperçu de celle-ci.

Québriac

Un paquet de Vipera berus !

Cette année, les vipères péliades étaient nombreuses à Québriac et se laissaient facilement approcher. Très patientes et calmes, elles me regardaient de temps en temps, comme pour me rappeler qu’elles gardaient un œil sur moi.

Vipera berus
Vipera berus

Certains jours, les conditions étaient tellement propices (faible couvert nuageux, une vingtaine de degrés dans l’air) que je me retrouvais encerclé au milieu des ronces. Il est possible de reconnaître le même individu sur plusieurs de mes photos. En effet, certaines vipères étaient plus dociles que les autres et se laissaient plus facilement photographier.

J’ai pu tester mon objectif macro sur mes serpents préférés. J’ai également observé leur comportement face à une telle proximité. Pour certaines, une fois qu’elles étaient habituée à ma présence, je n’avais plus besoin de prendre mes précautions pour éviter les gestes brusques et autres perturbations.

Elles sont toujours aussi belles et nombreuses à Québriac !

Vipera berus
Vipera berus

Odonates de Québriac

Dans la lande c’est un mâle Aeshna cyanea que j’ai pu observer. Il sillonnait les ajoncs et les genêts à la recherche de femelles. Quelques fois, il se posait sur une branche épineuse, il était alors difficile de s’approcher sans se faire piquer.

À l’étang des noës, orthétrums et pennipattes volaient tous deux autour des berges.

Autres animaux québriacois

Il est possible d’observer d’autres reptiles à Québriac : le lézard vivipare (Zootoca vivipara) et l’orvet fragile (Anguis fragilis). Sur les photos ci-dessous, le lézard vivipare est un jeune de l’année qui se chauffait au soleil. L’autre photo montre un orvet fragile mort sur un sentier.

Maniola jurtina
Maniola jurtina
Asilidae indéterminé
Asilidae indéterminé

Un des lépidoptères les plus photogénique qui soit : la zygène de la Filipendule (Zygaena filipendulae). J’adore ses couleurs contrastées et photographier ce papillon sous tous ses angles.

Alors que j’essayais de photographier des syrphes, je suis tombé sur cette scène de prédation. Une araignée du genre Misumena se délectait d’une syrphe capturée à l’apex (extrémité) d’une inflorescence. Il était ainsi plus simple pour moi de photographier ce diptère entre les pédipalpes du prédateur.

La chambre au loup

Avant de retourner à la chambre au loup, je disais que la « plaine des Maures bretonne » était la Balusais. C’est après y être allé que je me suis rendu compte que c’était la chambre au loup qui y ressemblait le plus.

Platycnemis acutipennis
Platycnemis acutipennis

C’est au bord des points d’eau que j’ai concentré mon attention pour essayer de photographier la libellule fauve (Libellula fulva), sans succès… Ce sont des zygoptères et d’autres petits insectes qui m’ont consolés.

La Balusais

La Balusais est une zone protégée difficile d’accès ou du moins, difficile à trouver (je l’ai découverte sur internet). La zone est composée d’une lande très humide, reposant sur un sable jaune orangé ! Dorénavant, cette carrière est une zone qui convient parfaitement aux naturalistes. C’est ici que l’on observe des vipères péliades, des couleuvres à colliers, lézards verts et vivipares… Nombreux sont les amphibiens et les oiseaux inféodés aux landes bretonnes. Les hyménoptères affectionnent particulièrement cet endroit, nombreuses sont les espèces à faire leur nid dans le sable.

Les sympétrums sanguins (Sympetrum sanguineum) étaient dans les parages et se posaient sur des tiges d’herbacées.

Certains animaux se posaient à l’ombre dans les arbres et d’autres profitaient de l’eau pour se rafraichir, comme cette grenouille verte (Pelophylax sp.)

Onychogomphus forcipatus en Ille-et-Vilaine !

Quelle découverte que de voir un tel Gomphidae ! Cette espèce que j’adore observer ou photographier est assez rare en Ille-et-Vilaine.

Onychogomphus forcipatus
Onychogomphus forcipatus

Ce individu s’est montré très patient et particulièrement photogénique. Je suis resté plus d’une demi-heure à le contempler à travers mon viseur. De temps à autre il tournait la tête vers mon objectif, comme s’il me faisait un petit clin d’œil.

Une bruine fine perlait sur le sol, les feuilles, toiles d’araignées et sur les ailes des insectes qui n’étaient pas à l’abri. L’occasion pour moi de photographier des animaux avec un peu de « fraîcheur ».

Le long de la Vilaine

Je suis sorti avec des amis naturalistes autour de la Vilaine pour observer une population de couleuvre vipérine (Natrix maura) et des vipères péliades (Vipera berus). Les observations étaient bonnes, mais pas optimales pour la photographie. Je me suis donc rabattu sur mes insectes préférés : les odonates.


La galerie

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.